Nations Unies : "Le chiffrement est nécessaire pour la liberté d'expression"


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    Un rapport des Nations Unies estime que le chiffrement est nécessaire pour la pratique de la liberté d’expression.


     

    Les Nations Unies viennent de publier un rapport qui promeut le chiffrement pour protéger la liberté d’expression, mais le rapport pédale dans la semoule quand il s’agit de critiquer les gouvernements qui veulent attaquer le chiffrement. Un extrait de ce rapport :

    Le chiffrement, l’anonymat et la sécurité qui les caractérisent fournissent la vie privée et la sécurité nécessaire pour l’exercice de la liberté d’expression dans cette ère numérique. Et une telle sécurité peut être essentielle pour les autres droits tels que les droits économiques, la vie privée, le droit de manifester pacifiquement et le droit sur son intégrité physique.

    Ce n’est pas la première fois que les Nations Unies promeuvent les nouvelles technologies. En 2011, l’organisation avait considéré internet comme un droit fondamental. Ce dernier rapport sur le chiffrement a été écrit par le rapporteur David Kaye alors que les gouvernements en Europe et aux États-Unis pressent les entreprises technologiques à affaiblir leur chiffrement pour fournir des trappes cachées dans leurs applications et les services. Mike Rogers, le chef de la NSA, avait déclaré que les gouvernements devraient pouvoir accéder aux produits protégés par le chiffrement comme c’est déjà le cas avec les téléphones.

    Et le rapport de l’ONU accepte cet espionnage gouvernemental si c’est fait cas par cas.

    Les États ne devraient pas restreindre le chiffrement et l’anonymat qui permettent d’exercer la liberté d’expression. Les États devraient éviter les mesures qui affaiblissent la vie privée des utilisateurs et ils ne devraient pas exiger une identification si des utilisateurs veulent accéder à des technologies de communication. Ainsi, on ne devrait pas exiger une pièce d’identité pour obtenir une puce SIM. Les entreprises technologiques devraient faire de même et ils devraient autoriser des aspects tels que les pseudos. Le déchiffrement par une ordonnance judiciaire devrait être uniquement autorisé si cela correspond à des lois publiques et que les résultats sont transparents pour tous. De plus, ce déchiffrement devrait être effectué au cas par cas.

     

    Mais le rapport ne mentionne pas si ce déchiffrage par ordonnance judiciaire devrait être effectué par une trappe cachée mise en place par les entreprises technologiques. Ce rapport sera présenté au Conseil des Droits de l’homme des Nations unies le mois prochain. Une grande partie du rapport rejoint les positions des entreprises technologiques qui veulent éviter les pressions gouvernementales pour affaiblir les chiffrements qu’ils pour leurs services.

     

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    Houssen Moshinaly

    Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009 et vulgarisateur scientifique.

    Je m'intéresse à tous les sujets scientifiques allant de l'Archéologie à la Zoologie. Je ne suis pas un expert, mais j'essaie d'apporter mes avis éclairés sur de nombreux sujets scientifiques.

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