L’exposition médiatique à la violence de masse peut alimenter un cycle de détresse

Une étude suggère qu’une exposition médiatique à des événements violents alimente un cycle de détresse, renforçant l’anxiété sur le long terme. De plus, cela incite à consommer plus de médias et donc, à créer un cercle vicieux de détresse alimenté par les médias.


Une étude suggère qu'une exposition médiatique à des événements violents alimente un cycle de détresse, renforçant l'anxiété sur le long terme. De plus, cela incite à consommer plus de médias et donc, à créer un cercle vicieux de détresse alimenté par les médias.
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L’exposition répétée à la couverture médiatique de traumatismes collectifs, tels que des fusillades en masse ou des catastrophes naturelles, peut alimenter un cycle de détresse, selon une étude de l’Université de Californie à Irvine. Les chercheurs ont découvert que les individus peuvent devenir plus réactifs sur le plan émotionnel lors de rapports d’incidents ultérieurs, ce qui entraîne une accrue et l’inquiétude face aux événements à venir.

Une couverture médiatique en permanence

Il est naturel que les gens éprouvent de l’inquiétude et de l’incertitude lorsqu’un attentat terroriste ou un ouragan dévastateur se produit selon l’auteur principal Roxane Cohen Silver, professeure de sciences psychologiques à l’UCI. La couverture médiatique de ces événements, alimentée par le cycle d’actualités de 24 heures et la prolifération des technologies mobiles, est souvent répétitive et peut contenir des images graphiques, des vidéos et des histoires sensationnalisantes, étendant l’impact sur les populations autres que celles directement impliquées.

Des recherches antérieures ont montré que la couverture médiatique d’un traumatisme collectif constitue une réponse rationnelle pour les personnes à la recherche d’informations afin de réduire leur appréhension et de faire face à leur . Cependant, cette stratégie peut avoir un retour de baton.

Une étude suggère qu'une exposition médiatique à des événements violents alimente un cycle de détresse, renforçant l'anxiété sur le long terme. De plus, cela incite à consommer plus de médias et donc, à créer un cercle vicieux de détresse alimenté par les médias.

Selon cette nouvelle étude, une exposition répétée à un contenu explicite peut exacerber la crainte des adversités futures, ce qui favorise la consommation future de médias et une plus grande anxiété lorsqu’elles se produisent. Il existe un risque encore plus grand de tomber dans cette tendance pour ceux qui ont été victimes de violence ou qui ont reçu un diagnostic de maladie mentale.

Anxiété et stress post-traumatique

Le cycle d’exposition aux médias et de détresse semble avoir également des conséquences en aval pour la santé publique selon Rebecca R. Thompson, chercheuse postdoctorale en sciences psychologiques de l’UCI et auteure principal du rapport. L’exposition répétée à des reportages sur des traumatismes collectifs a été liée à des conséquences néfastes pour la , telles que des flashbacks, dans les suites immédiates, à des réactions de stress post-traumatique et à des problèmes de santé physique au fil du temps, même chez les personnes qui n’ont pas directement vécu l’événement.

Une étude longitudinale nationale de plus de 4 000 résidents américains a été menée par Thompson, Silver et leurs collègues pendant trois ans après les attentats au marathon de Boston de 2013 et le massacre de 2016 dans la discothèque Pulse à Orlando, en Floride. Les participants ont été interrogés à quatre reprises, ce qui a permis à l’équipe de recueillir les réponses aux deux tragédies et d’examiner en quoi les réponses apportées au premier incident avaient une incidence sur les réactions à la couverture médiatique du second.

Nos résultats suggèrent que les médias devraient chercher à équilibrer les aspects sensationnalistes de leur couverture, par exemple en fournissant davantage de comptes rendus d’informations plutôt que de longues descriptions de carnage, en informant le public sur les événements de dernière heure selon Silver. Cela pourrait réduire l’impact de l’exposition à un événement, réduisant ainsi le risque d’inquiétude accrue et d’un comportement de recherche de médias pour les événements ultérieurs.

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Houssen Moshinaly

Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009 et vulgarisateur scientifique.

Je m'intéresse à tous les sujets scientifiques allant de l'Archéologie à la Zoologie. Je ne suis pas un expert, mais j'essaie d'apporter mes avis éclairés sur de nombreux sujets scientifiques.

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