Découverte d'un nouvel ancêtre de l'humanité qui était le cousin de Lucy


  • FrançaisFrançais



  • voisin-lucy-prehistoire

    On a découvert des fossiles de mâchoires et de dents qui appartiennent à une espèce proche de Lucy.


     

    Bienvenue en 2015, voisin de Lucy. La découverte de dents et de mâchoires fossilisées dans le nord de l’Éthiopie appartient à un ancêtre de l’humanité qui vivait à la même époque que l’espèce de Lucy. Lucy fait partie de l’espèce de l’Australopithecus afarensis, mais cette nouvelle découverte appartient à une autre espèce. Il semble que ce nouvel ancêtre appartienne à l’espèce Australopithecus deyiremeda qui a vécu sur Terre entre 3,3 millions et 3,5 millions d’années. Les fossiles de Lucy datent de 3 à 3,7 millions d’année ce qui signifie que les 2 espèces auraient pu se rencontrer.

    La découverte suggère que plusieurs espèces d’hominidés (espèces plus proches des humains que des chimpanzés) ont vécu dans l’est de l’Afrique il y a plus de 3 millions d’années. Une troisième espèce, Kenyanthropus platyops, a vécu dans la région du Kenya à la même époque. Mais Yohannes Haille-Selassie, paléoanthropologiste au Cleveland Museum of Natural History a déclaré : La question est de savoir quelle est l’espèce qui est vraiment notre ancêtre direct et c’est la question à 64 millions de dollars.

    Une découverte inattendue

    Les chercheurs n’avaient pas réalisé l’importance de leurs découvertes lorsqu’ils ont découvert une mâchoire inférieure et supérieure en mars 2011. C’était leur dernier jour d’exploration dans la région aride de Woranso-Mille qui est située dans le nord de l’Éthiopie. Cette découverte a forcé les chercheurs à prolonger leur expédition.

    À cause de la proximité d’Hadar qui est la zone qui contient des centaines de fossiles de l’espèce Australopithecus afarensis incluant ceux de Lucy, l’équipe a d’abord pensé que ces nouveaux fossiles provenaient également de la même espèce. Mais une inspection approfondie a permis de découvrir que la mâchoire inférieure semblait plus grosse et que les dents étaient plus petites. Et ils ne correspondaient pas non plus à un crâne qu’on a trouvé au Kenya qui appartenait à l’espèce Kenyanthropus platyops.

    Selon Haille-Selassie : Nous étions convaincus que c’était différent de toutes les espèces connues. Et pour renforcer leur théorie, l’équipe espère associer la mâchoire du A. deyiremeda aux fossiles de pied d’une autre espèce encore inconnue que les chercheurs ont trouvé à Woranso-Mille. Cette espèce a passé 3 fois plus de temps dans les arbres que l’espèce de Lucy. Haille-Selassie a déclaré qu’une fois que cette association et analyse sera terminée, on aura une confirmation claire que ce sont de nouvelles espèces. Ce chercheur ajoute qu’il n’est pas étonnant qu’on trouve plusieurs types d’hominidés qui ont vécu dans l’est de l’Afrique il y a 3,5 millions d’années, car leurs descendants datant de 1 million d’années étaient tout aussi différents.

    Fred Spoor, un paléontologue de l’University College London, suggère que les 2 espèces ont pu vivre côte à côte parce qu’elles n’étaient pas des rivales directes sur la nourriture, le territoire ou l’abri. La différence de mâchoire entre les espèces A. deyiremeda et A. afarensis pourrait signifier qu’elles utilisaient leurs dents sur différents types de nourriture. Mais il y a encore très peu de preuves et Spoor reste prudent avant de tirer des conclusions trop hâtives sur des relations entre les 2 espèces. Selon lui : On ne devrait pas imaginer des choses telles que ces 2 espèces se sont serré la main sur la rivière Awash en demandant : « Alors, qu’est-ce vous faites ici ? »

     

    N'oubliez pas de voter pour cet article !
    1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (No Ratings Yet)
    Loading...

    Houssen Moshinaly

    Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009 et vulgarisateur scientifique.

    Je m'intéresse à tous les sujets scientifiques allant de l'Archéologie à la Zoologie. Je ne suis pas un expert, mais j'essaie d'apporter mes avis éclairés sur de nombreux sujets scientifiques.

    Pour me contacter personnellement :

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.