Les Anciens Égyptiens utilisaient l'étoile binaire Algol dans leur calendrier


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  • Les scientifiques confirment que les Anciens Égyptiens utilisaient l’étoile Algol dans leur calendrier. La particularité est qu’Algol est une étoile binaire à éclipse. Cela implique la première observation scientifique d’une étoile binaire dans l’histoire de l’humanité


    Les Anciens Egyptiens utilisaient les éclipses de l'étoile binaire Algol dans leur calendrier
    L'étoile Algol - Crédit : Centre de Données astronomiques de Strasbourg.

    Les Anciens Égyptiens utilisaient un calendrier qu’on connait comme le Calendrier du Caire (CC). Ce calendrier possédait des jours chanceux et malchanceux. Et ces 2 aspects étaient influencé par les observations astronomiques des égyptiens.

    L’étoile d’Algol est une étoile binaire à éclipse. Cela signifie qu’Algol est occulté régulièrement par une seconde étoile si elle est observé à l’œil nu. Dans leur Calendrier du Caire, les anciens Égyptiens avaient réservé 2,85 jours comme étant des jours chanceux. Lauri Jetsu et Sebastian Porceddu du Département de Physique de l’université d’Helsinki ont démontré que ces 2,85 jours correspondaient à une observation à l’œil nu de l’éclipse d’Algol pendant cette période.

    L’étude des chercheurs montrent également que les Égyptiens considéraient l’étoile Algol comme le Dieu Horus qui indique la divinité et la royauté. En plus des observations du Calendrier, l’étude a également analysé les textes racontant les événements historiques de cette période. Ces textes montrent une correspondance entre l’éclipse d’Algol et les actions du Dieu Horus.

    Un fragment du Calendrier du Caire

    Un fragment du Calendrier du Caire

    Cette étude prouve la première observation humaine d’une étoile binaire. Le Calendrier du Caire, de 29,6 jours, montre également l’influence de la Lune. La Lune est représenté par le Dieu Seth et elle indique également des jours chanceux pour la Terre et le Ciel.

    Cette étude prouve une périodicité très logique entre des événements astronomiques tels que l’éclipse d’Algol et des événements astrologiques attribués aux divinités de la mythologie égyptienne. Contrairement à ce qu’on pensait de cette mythologie, elle démontre que non seulement les Dieux égyptiens étaient représenté selon des observations astronomiques, mais leurs actions étaient également interprété selon le mouvement des astres.

    Avant la découverte de ces observations égyptiennes, on pensait que l’astronome allemand Fabricius avait découvert la première étoile variable appelée Mira en 1596. Holwarda a déterminé sa révolution de 11 mois environ 44 ans plus tard. En 1669, l’astronome italien Montanari découvre la seconde étoile variable AlgolGoodricke a déterminé la révolution de 2 867 jours d’Algol en 1783.

    Désormais, Montanari n’est plus premier à avoir observé Algol, car il faut ramener la première observation d’Algol d’environ 3 millénaires. Toutefois, les Égyptiens ont observé Algol d’un point de vue mythologique et astrologique tandis que Montanari l’a fait d’un point de vue scientifique.

    Source : PLOS One

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