Le mythe de l’éthique du travail chez les Baby Boomers

On estimait que la génération des Baby Boomers avait une éthique plus grande sur le travail. Mais une analyse de dizaines d’études montre que cette éthique n’a jamais existé si on la compare avec la génération X ou les Millenials.


On estimait que la génération des Baby Boomers avait une éthique plus grande sur le travail. Mais une analyse de dizaines d'études montre que cette éthique n'a jamais existé si on la compare avec la génération X ou les Millenials.

L’ indique des valeurs liées au , à la discipline et à faire des économies pour préparer l’avenir. Cette pensée considère le comme un devoir sacré. Le succès économique aux États-Unis et en Europe est souvent attribué à cette éthique protestante du chez les Baby Boomers qui sont des personnes nées de 1946 à 1964. On estimait que les Baby Boomers mettaient le travail au centre de leur vie, ne gâchaient pas leurs temps dans des frivolités et ils étaient plus éthiques envers les autres.

Mais une équipe de chercheurs menés par Keith Zabel de l’université de Détroit a complété une analyse compréhensive de plusieurs études sur ce mouvement. Cette éthique du travail est également associée à une meilleure satisfaction et une performance plus grande au travail et un meilleur engagement envers l’entreprise. Mais ces aspects contrastent avec les talents nécessaires au 21e siècle tels que la collaboration, la technologie et la capacité d’effectuer des tâches non conventionnelles.

Les médias et la littérature académique suggèrent que les Baby Boomers possèdent une éthique plus grande dans le travail que les « jeunes », la génération X (née de 1965 et 1980) et les Millénials (nés de 1981 à 1999). L’équipe de Zabel a compilé des données sur toutes les études publiées pour mesurer l’éthique protestante du travail chez les Américains. Les études incluses dans la méta-analyse devaient contenir l’âge moyen des personnes. 77 études et 105 mesures sur l’éthique du travail ont été examinées. Et l’analyse n’a trouvé aucune différence entre les différentes générations. Et cette méta-analyse confirme d’autres études qui n’avaient pas trouvé de différence dans l’éthique du travail en regardant d’autres mesures telles que le nombre d’heures de travail et l’engagement envers leurs familles.

Ces résultats suggèrent qu’il faut abandonner les mesures pour maximiser le travail selon l’éthique protestante. De nombreuses entreprises utilisent encore ces mesures en estimant qu’elles ont fait leurs preuves. Mais ces preuves sont juste un mythe et qu’il faut des mesures différentes pour correspondre aux besoins actuels du marché.

Source : Journal of Business and Psychology

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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