Des moments variables dans le sommeil

Le sommeil des mammifères alterne entre des périodes fragiles et plus profondes selon une nouvelle recherche.


Le sommeil des mammifères alterne entre des périodes fragiles et plus profondes selon une nouvelle recherche.
Crédit : Lecci et al. Sci. Adv. 2017;3:e1602026

Les chercheurs ont découvert que le passe par des périodes « fragiles » et « protégées » pour maintenir l’équilibre entre le besoin pour une réactivité (pour des éléments tels qu’une alarme) et la consolidation de la mémoire. L’étude fournit les premières preuves que le sommeil peut être continu et fragile et elle pourrait donner des pistes pour traiter des troubles du sommeil.

On a un débat scientifique sur les fonctions universelles du sommeil chez les mammifères. Ces derniers ont besoin de dormir pour récupérer de leur fatigue, mais ils doivent rester également vigilants par rapport à l’environnement (par exemple, quand un chat saute dans votre lit). Dans cette recherche, les scientifiques ont trouvé des similarités entre les modulations rythmiques de l’activité cérébrale chez les humains ainsi que le rythme cardiaque pendant le sommeil paradoxal qu’on connait aussi par l’absence de mouvements oculaires rapides. Ces similarités pourraient pointer vers une activité parallèle sous-jacente. Sandro Lecci et ses collègues à l’université de Lausanne ont effectué des expériences pour mesurer les ondes cérébrales et le rythme cardiaque pendant le sommeil de souris et des humains.

Les résultats montrent une signature similaire chez les rongeurs et les humains avec des oscillations de 0,02 Hertz concernant la fréquence du fuseau de sommeil dans l’activité de l’hippocampe et dans les rythmes cardiaques correspondants. Des rythmes électriques continus dans les parties du cerveau endormi sont cruciaux pour perturber le traitement de l’information sensorielle. Les fuseaux de sommeil, qui sont des boosts dans l’activité cérébrale qui se produit pendant le sommeil « léger », réduisent la probabilité d’un stimulus sensoriel dans le cortex. Le rythme de fuseau du sommeil qui a été identifié s’est produit pendant 50 secondes dont la moitié a été partagée entre le sommeil léger et paradoxal.

Source : Science Advances (http://advances.sciencemag.org/content/3/2/e1602026)

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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