Des gènes impliqués dans la sociabilité des chiens

Une recherche estime que les chiens domestiques possèdent des gènes qui les rendent plus sociables envers les humains. C’est le résultat d’une longue domestication canine.


Une recherche estime que les chiens domestiques possèdent des gènes qui les rendent plus sociables envers les humains. C'est le résultat d'une longue domestication canine.
Crédit : Monty Sloan

Des chercheurs, qui étudient des chiens et des loups, estiment qu’un groupe de gènes peut être lié à une accrue chez les chiens. Les résultats suggèrent que la canine a permis l’apparition de chiens hypersociaux quand la reproduction a amplifié ces gènes alors qu’on pensait que la sociabilité des chiens provenait de l’accroissement de la cognition sociale.

Même si les scientifiques ont progressé dans la compréhension de la génétique sous-jacente aux traits physiques tels que la taille du corps et la couleur du manteau chez les chiens et les loups, on connaît peu de choses sur la base génétique des traits comportementaux associés à la domestication. En voulant explorer cette voie, Bridgett vonHoldt et ses collègues se sont penchés sur une région chromosomique impliquée dans la sociabilité canine dont la suppression chez l’homme provoque un trouble congénital caractérisé par un comportement hypersocial connu comme le -Beuren (WBS).

Les chercheurs ont analysé l’ADN et les comportements de chiens domestiques et de loups gris en captivité ainsi que des données sur différentes races de chiens obtenues auprès du American Kennel Club. Les variations dans les gènes GTF2I et GTF2IRD1 (précédemment impliqués dans les comportements hypersociaux de patients atteints de WBS) semblent être associées à l’hypersociabilité des chiens. Cette hypersociabilité est un élément central de la domestication qui les distingue des loups.

Les chercheurs ont évalué les comportements chez les chiens domestiques et les loups gris en utilisant des exercices de sociabilité et de résolution de problèmes incluant ceux où les chiens ou les loups ont été chargés d’ouvrir une boîte contenant un traitement en présence d’un humain « neutre ». Fait intéressant, les chiens ont démontré une attention accrue aux stimuli sociaux et à l’intérêt pour les humains étrangers en consacrant plus de temps à observer l’humain lorsque celui-ci est présent par rapport aux loups. VonHoldt et ses collègues estiment que leurs résultats peuvent expliquer la divergence comportementale observée chez les chiens et les loups en facilitant la coexistence avec les humains.

Source : Science Advances (http://advances.sciencemag.org/content/3/7/e1700398)

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Jacqueline Charpentier

Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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