Premier cas d’une femme infectée par un ver oculaire de type Thelazia

Selon deux études publiées dans l’American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, les Nord-Américains pourraient être plus vulnérables qu’on ne le pensait à des infections irritantes et potentiellement dangereuses avec 2 types différents de petits vers. Ils rapportent le cas d’une femme, qui a été infecté par un ver oculaire, qui en général, infectait uniquement les bovins.


Selon deux études publiées dans l'American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, les Nord-Américains pourraient être plus vulnérables qu'on ne le pensait à des infections irritantes et potentiellement dangereuses avec 2 types différents de petits vers. Ils rapportent le cas d'une femme, qui a été infecté par un ver oculaire, qui en général, infectait uniquement les bovins.


Dans une étude, des scientifiques des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis ont rapporté le cas d’une femme de l’Oregon qui présente le premier cas connu dans le monde d’une infection humaine par Thelazia gulosa, un type de ver du nord des États-Unis et du sud du Canada, mais qui infectait seulement chez les bovins. Ces vers sont propagés par des mouches qui se nourrissent des larmes qui lubrifient le globe oculaire.

Premier cas humain infecté par un ver oculaire de type Thelazia

Les cas d’infections parasitaires des vers oculaires sont rares aux États-Unis et ce cas s’est avéré être une espèce de Thelazia qui n’avait jamais été rapportée chez l’homme selon Richard Bradbury, Ph.D., l’auteur principal de l’étude. Auparavant, on pensait qu’il n’y avait que deux espèces différentes de ces vers (Thelazia) qui infectaient les humains dans le monde entier, mais désormais nous devons ajouter Thelazia gulosa à la liste.

Bradbury a déclaré que l’infection chez la femme de l’Oregon présentait une infestation typique de ver de l’oeil. La femme a d’abord signalé une irritation dans son oeil gauche. Environ une semaine plus tard, elle a retiré un petit ver translucide. Selon l’étude, un total de 14 vers, d’une longueur inférieure à 1,27 centimètre, ont été extraits de la conjonctive de la femme et de la surface de son oeil pendant une période de deux semaines avant la cessation de ses symptômes.

Ces vers parasitaires se trouvent chez de nombreux animaux

Les médecins ont concentré leur traitement sur l’élimination des vers de l’oeil avec une petite pince ressemblant à une pince en faisant une irrigation de l’oeil infecté. Les auteurs notent qu’en Asie et en Europe, une dose sous-cutanée de l’ivermectine, un médicament antiparasitaire, a été utilisée pour soigner les infections humaines.

Les vers de l’oeil, techniquement connus sous le nom de Thelazia, se trouvent dans une variété d’animaux incluant les chats, les chiens et les carnivores sauvages comme les renards. Ils sont transmis par différents types de mouches. Bradbury estime que la plupart du temps, les gens qui sont infectés par ces vers d’oeil éprouvent une inflammation et la sensation qu’il y a un corps étranger dans l’oeil. Il ajoute que les symptômes disparaissent généralement, comme pour la femme de l’Oregon, après que les vers aient été enlevés. Mais il a noté que de temps en temps, les vers peuvent migrer à travers la surface de l’oeil et provoquer des cicatrices de la cornée et même la cécité.

Une propagation de ces vers par les mouches

Les infections humaines par les vers des yeux sont le plus souvent observées chez les personnes âgées ou chez les jeunes enfants étant donné que les deux groupes de patients sont les moins aptes à éloigner les mouches de leur visage. Les chercheurs suspectent que la femme a rencontré des mouches faciales, qui se nourrissent également de sécrétions oculaires, pendant une séance d’équitation et de pêche dans une zone côtière de l’Oregon où l’élevage bovin est commun.

Plusieurs des vers de l’Oregon ont été envoyés au laboratoire de référence des maladies parasitaires du CDC où l’examen les a identifiés comme étant des vers des yeux de bovins qui sont propagés par un type de mouches connues sous le nom de mouches faciales. Nous avons immédiatement pensé que cela pourrait être Thelazia californiensis parce que c’est la seule espèce connue pour infecter les humains aux États-Unis selon Bradbury. Ce n’est qu’après avoir examiné plus attentivement que nous avons réalisé des différences anatomiques en concluant que ce n’était pas T. californiensis. Nous avons dû consulter des papiers publiés en allemand en 1928 pour aider à identifier ce ver comme Thelazia gulosa.

Ce rapport de cas souligne l’importance du travail de santé publique effectué par le laboratoire de référence des maladies parasitaires du CDC dans le diagnostic des maladies parasitaires aux États-Unis et dans le monde selon la présidente de l’ASTMH, Regina Rabinovich. Leur profondeur d’expertise est inégalée et inestimable dans la lutte contre les maladies parasitaires.

Risque potentiel pour une autre espèce de ver de l’oeil

Pendant ce temps, une autre espèce du ver de Thelazia, auparavant connu pour infecter l’homme, Thelazia callipaeda, originaire d’Asie, s’est répandu à travers l’Europe où il est transmis par une mouche commune qui est Phortica variegata. Même si Thelazia callipaeda n’a pas encore été découvert en Amérique du Nord, des scientifiques du Département de médecine vétérinaire de l’Université de Bari en Italie ont démontré dans une étude séparée que les mouches des fruits isolées dans l’État de New York sont capables de transporter cette espèce.

Nous ne sommes pas sûrs de la distribution exacte de ces mouches des fruits en Amérique du Nord, mais leur présence dans l’Etat de New York suggère que cette zone géographique est potentiellement propice à la propagation des infections oculaires chez l’homme en Europe et en Asie. Otranto a déclaré qu’il y a 12 ans, des chercheurs prédisaient correctement la propagation de ce type de larves du sud de l’Europe vers de nombreuses autres régions d’Europe sur la base des mêmes preuves recueillies dans l’étude de New York qui était la présence de mouches des fruits.

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About Jacqueline Charpentier

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Ayant fait une formation en chimie, il est normal que je me sois retrouvée dans une entreprise d'emballage. Désormais, je publie sur des médias, des blogs et des magazines pour vulgariser l'actualité scientifique et celle de la santé.

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