L’Afghanistan veut réactiver les anciennes Routes de la Soie


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  • En visite en Chine, le ministre de l’industrie et du commerce, Nooruddin Azizi, veut construire une route via le corridor Wakhan qui connecterait l’Afghanistan à la Chine, mais également au Tajikistan. Mais vu l’immensité de la tâche, les chinois ne sont pas encore très chauds.


    En visite en Chine, le ministre de l'industrie et du commerce, Nooruddin Azizi, veut construire une route via le corridor Wakhan qui connecterait l'Afghanistan à la Chine, mais également au Tajikistan. Mais vu l'immensité de la tâche, les chinois ne sont pas encore très chauds.

    Pendant une visite officielle en Chine, Nooruddin Azizi, ministre de l’industrie et du commerce, a incité la partie chinoise à accélérer le développement de routes par le corridor Wakhan. Ce dernier est une vallée en Afghanistan d’une largeur de 98 km et qui se termine à la frontière chinoise.

    A l’époque des anciennes routes de la soie, l’Afghanistan était un hub central pour la Chine, car ce sont des autoroutes naturelles. On pourrait croire que les montagnes et les terrains irréguliers du pays serait un frein au commerce, mais c’est le contraire. Quand vous sortez du désert, vous savez que vous pouvez gravir les montagnes et redescendre rapidement par des vallées. A l’époque, la navigation était bancale et donc, les paysages servaient de points de repères. Ainsi, ce corridor permettait aux chinois et aux européens d’accéder à l’Océan Indien.

    Mais les temps ont changé, de la neige a coulé sur les montagnes et pas mal d’empires ont été enterré en Afghanistan. Le corridor Wakhan est un cauchemar de logistique. Même si c’est la route la plus courte pour la Chine afin d’atteindre l’Afghanistan et c’est également le chemin le plus court pour que le Pakistan accède à l’Asie centrale.

    Ce corridor Wakhan est un croisement entre 4 pays, l’Afghanistan, le Pakistan, la Chine et le Tajikistan. Il possède une longueur de 350 km et il n’est praticable que 5 mois par an et seuls les 4×4 et les chameaux peuvent le traverser. C’est également en très haute altitude et la frontière chinoise est très militarisée. En fait, seuls les nomades peuvent se balader dans cette zone.

    En visite en Chine, le ministre de l'industrie et du commerce, Nooruddin Azizi, veut construire une route via le corridor Wakhan qui connecterait l'Afghanistan à la Chine, mais également au Tajikistan. Mais vu l'immensité de la tâche, les chinois ne sont pas encore très chauds.

     

    Même si les Afghans veulent réactiver cette route, les chinois trainent les pieds et pour cause. Rien que la route nécessiterait un investissement de dizaines de milliards de dollars sans oublier les infrastructures en logistique. Mais même si le projet est d’une difficulté inouie, la Chine serait intéressée à cause de l’emplacement stratégique de l’Afghanistan.

    Le pays des Talibans est une pièce maitresse de l’Asie centrale. Il y a le Pakistan dans l’est et le sud, l’Iran se trouve à l’ouest, le Turkménistan se trouve dans le nord-ouest, l’Ouzbékistan dans le nord, le Tajikistan dans le nord-est et la Chine se trouve aussi dans le nord-est et l’est. Cette position lui permettrait de se connecter aux océans via le Pakistan, le Turkménistan et l’Iran. Et cela permettrait aussi à l’Ouzbékistan, pays sans littoral, d’atteindre les marchés dans l’Asie du sud et l’Europe.

    Actuellement, les Afghans ont déjà plusieurs partenariats avec leurs voisins. L’Iran construit une voie ferrée pour relier le Herat, la principale zone industrielle de l’Afghanistan tandis que la Chine développe des voies ferrées pour relier l’Ouzbékistan et le Pakistan à l’Afghanistan.

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    Houssen Moshinaly

    Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009.

    Blogueur et essayiste, j'ai écrit 9 livres sur différents sujets comme la corruption en science, les singularités technologiques ou encore des fictions. Je propose aujourd'hui des analyses politiques et géopolitiques sur le nouveau monde qui arrive. J'ai une formation de rédaction web et une longue carrière de prolétaire.

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