BRICS : une alliance navale pour contrer l’Occident ?


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  • Les pays membres des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont renforcé leur coopération navale lors du 15ème sommet du groupe. Quels sont les enjeux et les défis de cette alliance face à l’Occident ?


    Les pays membres des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont renforcé leur coopération navale lors du 15ème sommet du groupe. Quels sont les enjeux et les défis de cette alliance face à l’Occident ?

    Les pays membres des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) veulent renforcer leur coopération navale lors du prochain sommet du groupe qui se tiendra tenu en Afrique du Sud. Le chef de la marine sud-africaine, le vice-amiral Monde Lobese, a déclaré que ce nouveau paysage géopolitique verra le monde prendre position contre l’impérialisme et contre les pays qui croient qu’ils peuvent dicter comment les autres pays doivent se comporter sur la scène mondiale.

    Lors du défilé annuel de la Journée de la marine russe à Saint-Pétersbourg, auquel ont assisté 33 navires, quatre sous-marins, huit voiliers et plus de 3000 militaires, l’amiral Lobese s’est joint aux chefs d’État de la République du Congo, du Mali, de l’Érythrée et du Burkina Faso, ainsi qu’aux autres amiraux de la flotte des pays BRICS. Il a également eu une réunion en marge avec le contre-amiral iranien Shahram Irani, alors que la marine iranienne a récemment envoyé une flottille de 86 navires de guerre en Afrique du Sud.

    Ce qui rend cette nouvelle la plus intéressante, c’est le poids combiné de la puissance navale que les pays des BRICS peuvent exercer contre n’importe quel adversaire. Oubliant pour le moment les sous-marins lanceurs d’engins russes, les navires sud-africains modernes, combinés à la flotte croissante et modernisée de l’Iran, à l’important programme de construction navale de la Chine, et surtout à la formidable capacité navale de l’Inde, l’ordre multipolaire semble apte à confondre même avec l’énorme flotte des États-Unis.

    Après avoir réduit ses budgets militaires pour les navires à presque rien au cours des dernières décennies, la Grande-Bretagne a laissé l’OTAN et l’Alliance occidentale dépendre des marines redoutables mais vieillissantes de l’Amérique et de la France. Quant aux Allemands, leur flotte vaut à peine la peine d’être mentionnée.

    Le président Cyril Ramaphosa a clairement indiqué que l’Afrique du Sud ne serait pas entraînée “dans une lutte entre puissances mondiales” au sujet de l’Ukraine. Et il l’a dit malgré ce qu’il a appelé “une pression extraordinaire” du bloc occidental pour choisir son camp.

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    Houssen Moshinaly

    Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009.

    Blogueur et essayiste, j'ai écrit 9 livres sur différents sujets comme la corruption en science, les singularités technologiques ou encore des fictions. Je propose aujourd'hui des analyses politiques et géopolitiques sur le nouveau monde qui arrive. J'ai une formation de rédaction web et une longue carrière de prolétaire.

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