Pédophobie ou la haine des enfants


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  • La pédophobie, caractérisée par la haine des enfants, a pris de l’ampleur dans des pays comme la Chine, la Corée du Sud ou le Japon. Les pays occidentaux n’échappent pas à la règle et c’est le signe d’une société vraiment malade.


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    Les chinois, qui ont des enfants, et qui prennent le train ou d’autres modes de transport, doivent faire profil bas. Ils doivent acheter toutes sortes de friandises à leurs enfants pour que ceux-ci restent tranquille pendant le voyage. Car si les gamins crient, tempêtent et pleurent, alors de nombreux passagers vont s’en prendre à eux en leur demandant de se taire et de blamer les parents.

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    Ce phénomène a été exacerbé par les médias sociaux où des centaines de vidéos de gamins, qui se chamaillent et qui font du bruit, pullulent sur le web et une partie de la population chinoise commence à être hostile face à ces petits démons. Ce qui est étrange est qu’ils ne semblent pas comprendre que le propre des enfants est de se chamailler et de faire du bruit. Mais cette partie de la population ne semble pas avoir vu d’enfants auparavant et ils s’adressent à eux comme si c’était des adultes.

    Ce phénomène où ces adultes crient “naughty children” en chinois a été également relayé par des influenceurs qui commencent à prendre de l’importance dans les sphères sociales. Des personnes avec des millions d’abonnés prennent partie pour ceux qui détestent les enfants en estimant que c’est le signe que les parents ne savent pas discipliner leurs enfants.

    Même si cela peut sembler comme un simple phénomène de société et de curiosité, le problème est plus profond, car pendant qu’une partie de la population déteste les gosses, l’Etat chinois a mis le paquet pour relancer la natalité et faire repartir la démographie. Cette démographie chinoise est le principal problème de politique intérieure, car s’il n’y a plus de chinois pour fabriquer toutes les merdes achetées par les occidentaux, alors le monde peut s’arrêter de tourner.

    Parmi les mesures, on a la suppression de frais de mariage exorbitants qui ont court dans les zones rurales. Vous avez également le projet de transformer 100 villes chinoises pour qu’elles soient adaptées aux enfants à l’horizon 2030. Des espaces de jeux, des gardiennages d’enfant gratuits, des facilités pour les employés dans des grandes villes comme Shanghai. Le Parti Communiste chinois prend le chemin de la Russie afin d’inciter ses concitoyens à batifoler et à remplir le berceau.

    Toutefois, en plus de la baisse démographique, vous avez la bombe du vieillissement. 18 % de la population chinoise a plus de 60 ans, soit 260 millions de personnes. Dans quelques années, ils seront 500 millions. Dès aujourd’hui, la Chine a dû mal à gérer sa population de vieux, notamment afin de trouver du personnel pour en prendre soin.

    Il y a même des mesures comme le Time Banking où de jeunes chinois peuvent s’occuper de leur ainés et le temps passé est stocké dans un compte spécial. Ensuite, ce jeune pourra utiliser ce temps quand il sera vieux ou l’échanger contre des points pour une meilleure retraite. Si on combine la gestion des vieux avec l’autoritarisme technologique chinois, alors ça peut partir rapidement en vrille.

    De plus, les dépenses de santé pour les vieux chinois sont beaucoup plus importantes que dans d’autres pays avec la même catégorie d’âge. Car ce sont ces vieux qui ont payé le prix fort de l’industrialisation à marche forcée de la Chine. Leur santé est plus fragile et donc, nécessitera bien plus d’argent et si la locomotive chinoise commence à caler, alors cette cisaille démographique sera extrêmement difficile à gérer.

    De ce fait, plutôt que de considérer la Chine comme un ennemi, l’Occident devrait plutôt trouver une solution collective pour aider l’Empire du milieu, car les problèmes des chinois vont affecter la planète entière. Eh non, l’Inde, le Vietnam, le Mexique ou le Cambodge ne remplaceront pas la Chine. Car d’une part, ces pays n’ont pas envie de subir ce qui est arrivé aux chinois et surtout, contrairement aux théories débiles de Ricardo, le travail d’un ouvrier chinois n’équivaut pas à un celui d’un ouvrier indien. Si on prend la fabrication de Smartphone, c’est de la production de masse d’une ingénierie de précision.

    Ce n’est pas juste insérer des pièces à la chaine. Il faut entre 3 à 5 ans pour former un tel ouvrier et aucun pays, à part la Chine, ne possède ces ouvriers qualifiés. Par ailleurs, la Chine a pu éduquer sa population grâce à une politique centralisée et très performante. En utilisant les clusters (l’équivalent des pôles de compétitivité) où les universités produisent la main d’oeuvre qualifiée pour les usines qui sont situées juste à coté. Et que ces usines soient juste à coté des matières premières qu’ils utilisent et dans le meilleur des cas, le cluster est proche d’un port, alors cela permet d’avoir une industrie à rendement très croissant.

    Des pays comme l’Inde ont une éducation qui est totalement privatisée et fédéralisée. Certains Etats indiens sont très éduqués tandis que d’autres sont à peine au niveau de l’alphabétisation. Il y a quelques années, la simple compétence d’informatique bureautique se monnayait à prix d’or en Inde. Dans ces conditions, l’équivalence de la main d’oeuvre est un mythe. De plus, les pays asiatiques ont peut-être d’autres ambitions que de fabriquer des chaussures Nike et du textile pour les petits blancs…

    Mais si on en revient à nos pédophobes, alors on voit un profil précis qui se dégage. Des jeunes chinois, individualistes, concentrés sur leur carrière où la fondation de la famille n’existe pas. C’est aussi des hyper-nationalistes, mais de pacotille. Ce sont des gens nés dans une Chine puissante, riche et qui fait l’envie du monde entier par ses réalisations. Ils n’ont pas l’humilité de leurs parents qui ont connu la famine ou leurs grand-parents qui ont connu la guerre. Mais parfois, le retour de réalité est douloureux. Ainsi, en 2021, de grandes villes chinoises ont été touché par des black-outs qui ont duré plusieurs semaines.

    C’était à cause de l’Indonésie qui avait décidé de garder son charbon pour elle pour contrôler les prix domestiques. Et tout d’un cout, ces hyper-nationaux découvraient, effarés, que tout peut devenir noir. C’est la première fois qu’ils voyaient de telles choses. Il est difficile de dire, vu leur individualisme, quel sera leur comportement dans le cas d’une guerre ouverte avec l’Occident. Est-ce que leur nationalisme est surtout pour se faire bien voir sur les médias sociaux ou sont-ils prêts à payer l’impot du sang si c’est nécessaire ?

    La discrimination contre les enfants ne touche pas uniquement la Chine. En Corée du Sud, le nombre de lieux comme les restaurants, les cinémas, les salles d’opéra ou des parcs avec le panneau “Interdit aux enfants” a explosé. Généralement, les enfants en dessous de 12 ans sont interdits comme si la marmaille était quelque chose d’insupportable pour des pays dont la démographie est descendu aux enfers.

    La même chose au Japon qui risque quand même de disparaitre d’ici un siècle si les choses restent dans l’Etat. Et pour ceux qui pensent que les robots vont régler le problème, eh bien, ils lisent trop de romans. Il faudra des décennies pour que l’IA soit équivalente à l’être humain si même c’est possible. Et encore d’autres décennies pour que ces IA puissent s’intégrer dans des robots pour avoir une équivalence humaine physique. Le simple fait de bouger la main et de prendre un verre nécessite des dizaines d’articulations et une précision hors norme pour ne pas casser le verre. D’ici là, les japonais n’existeront plus que dans les mangas.

    Le point commun entre ces trois pays est que chacun a privilégié le travail acharné au service du capitalisme le plus débridé au détriment d’une société moins productive, mais plus terre à terre. Le Japon qui a régné sur la technologie à partir des années 1970, la Corée du Sud qui prend son envol à partir des années 1980 et la Chine par 40 ans de la politique de l’enfant unique pour privilégier la croissance plutôt que la démographie.

    Et cette politique de l’enfant unique n’est pas étrangère à la pédophobie en Chine. Quand on vous a matraqué pendant des décennies que les enfants sont mauvais pour la société, alors il est évident que cela va s’insérer dans les esprits pendant des générations. La haine des enfants atteint également son paroxysme en Occident où on la promeut comme une politique d’Etat. Le planning familial, l’autonomie des femmes a fait plus de dégats que les courbes naturelles descendantes de la démographie.

    C’est sûr que l’autonomie des femmes a tellement bien servi ces dernières puisqu’elles ont abandonné le foyer et les enfants au profit d’une place de caissière ou d’employé de bureau insipide faisant les tâches les plus aliénantes au monde ! Et le fait de détester les enfants n’est pas uniquement une bêtise économique ou morale, mais elle défie les lois même de la biologie. Pendant des années, les biologistes se sont posés une question : Pourquoi vieillissons-nous ? Quelle est la raison qui a poussé la nature à nous donner cet état de décrépitude qui ferait honte au plus baveux des enfants ?

    Après des décennies d’hypothèses, on est arrivé à un consensus. En fait, les organismes vivants n’ont pas besoin de vieillir. Il n’y a aucune raison objective qui justifie ce phénomène. Mais la nature a dû faire ce compromis, car elle n’a pas eu le choix. Car d’un point de vue évolutif, tout être vivant sur terre n’existe que pour procréer. C’est à dire que vous pouvez avoir un costard à mille balles, des villas, toute la richesse du monde, ce n’est rien comparé à ce pourquoi vous êtes sur terre. Votre seul raison d’exister est de procréer. Si vous ne le faites pas, alors vous êtes inutile pour la nature.

    Et cette procréation demande une telle énergie que la nature a dû tout mettre dessus et l’inconvénient de la vieillesse est apparue. En fait, la nature veut que vous procréiez dans les meilleures conditions. Elle vous donne une fenêtre de tir allant de votre puberté jusqu’à 25, 26 ans, le maximum est 30 ans. Parce que dans cette tranche d’âge, vous êtes à votre “Prime” comme le disent les djeuns. Vos gènes sont parfaits et vous avez toutes les chances de faire de beaux enfants.

    A partir de 30 ans, les gènes de la vieillesse s’activent et donc, peuvent se transmettre aux enfants. Et plus l’âge avance, plus les risques de complication augmentent. L’augmentation de l’autisme et des allergies chez les enfants n’est pas un hasard, ni due uniquement à des facteurs environnementaux. Souvent, quand on fouille, on se rend compte qu’ils sont issus de parents qui les ont procréés après 30 ans. Les maladies cardiaques, l’hypertension, le diabète, toutes ces maladies sont déjà présentes partiellement dans nos gènes dès l’enfance.

    La nature vous donne un sursis en vous donnant une jeunesse éclatante pour que vous puissiez procréer dans de bonnes conditions. Et à la place, les chinois, les sud coréens, les japonais et les occidentaux se sont enfermés dans des bureaux en se gargarisant de leur réussite exceptionnelle. Si ce que ces populations font est une hérésie d’un point de vue biologique, alors on se dit qu’une partie de l’humanité est vraiment foutue.

    Si pour les asiatiques, la haine des enfants vient des erreurs de leurs dirigeants, les Occidentaux se sont pris les prophètes de malheur dans la gueule. Les malthusiens qui ne cessent de clamer qu’on est trop nombreux et que la surpopulation va détruire l’humanité. Par le “on”, les malthusiens parlent surtout des pauvres et toute la politique britannique contre les pauvres au 19e siècle a été justifiée parce qu’elle les considérait comme “des mouches qui se reproduisaient sans cesse“. La surpopulation n’est pas un problème, ce qui pose souci est la répartition des ressources. Quand le gaspillage alimentaire atteint 50 % en Occident, alors cela signifie qu’ils jettent de la nourriture pour 500 millions de personnes chaque année. En fait, c’est la sous-population qui est le véritable fléau.

    Dans tous les pays, la courbe démographique est en train de baisser. Même en Afrique, la majorité des pays sont à 2,5 enfants par enfants et il n’y a que quelques pays qui ont 5 ou 6 enfants par femme. A ce rythme, toute ambition digne des Homo Sapiens comme la colonisation spatiale est vouée à l’échec, car il n’y aura plus personne pour le faire.

    L’accusation de “sale gosse” par les chinois, à l’encontre de ces marmots qui leur crient dessus, n’est pas juste un phénomène de mode ou du buzz fait par les influenceurs. Ils révèlent des problèmes de fond qui concernent tous les pays et même si la détestation des enfants possède des causes différentes selon les régions, le fait est que cette tendance nous mène droit au précipice. L’élite le sait d’où l’aveu de dépopulation d’une certaine gourdasse parmi les démocrates.

    La dépopulation est nécessaire pour les élites putréfiées, car elles savent que dans le futur, il n’y aura pas assez de monde pour maintenir leur niveau de vie. Et donc, il faut élaguer au maximum pour garder les ressources pour cette élite le plus longtemps possible.

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    Houssen Moshinaly

    Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009.

    Blogueur et essayiste, j'ai écrit 9 livres sur différents sujets comme la corruption en science, les singularités technologiques ou encore des fictions. Je propose aujourd'hui des analyses politiques et géopolitiques sur le nouveau monde qui arrive. J'ai une formation de rédaction web et une longue carrière de prolétaire.

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