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Arabie Saoudite et Chine, l’entente pragmatique


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  • Le président Xi Jinping a fait un voyage de 3 jours en Arabie Saoudite et disons que l’empire du milieu et le royaume ont renforcé leur entente qui reste pragmatique avant tout. Le règne du pétrodollar est ébranlé, mais il n’est pas terminé.


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    Le président Xi Jinping a fait un voyage de 3 jours en Arabie Saoudite et disons que l'empire du milieu et le royaume ont renforcé leur entente qui reste pragmatique avant tout. Le règne du pétrodollar est ébranlé, mais il n'est pas terminé.

    Pendant 3 jours, Mohammed Ben Salman a dû vanter les mérites de l’investissement en Arabie Saoudite. Etant donné que le projet NEOM nécessitera 500 milliards de dollars, la Chine veut une grosse part du gateau. Dans son approche élégante de ne pas interférer avec la politique intérieure, la Chine entretient des relations étroites avec l’Arabie Saoudite. Ce dernier est le plus grand récipiendaire des Nouvelles Routes de la Soie en 2022 avec un investissement de 5,5 milliards de dollars.

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    Pendant ces trois jours de visite, les deux pays ont signé près de 34 accords portant sur des dizaines de secteur comme l’énergie “verte”, l’hydrogène, l’informatique dans les nuages, les infrastructures diverses pour permettre à l’Arabie Saoudite de diversifier ses sources de revenu hors pétrole. C’est l’objectif du Saudi Vision 2030 et dans le cadre de ces 34 accords, l’Arabie Saoudite a déjà signé un premier investissement de 30 milliards de dollars.

    Le projet NEOM qui consiste à construire des villes futuristes, ressemblant davantage à des lubies de gamins qui dessinent des villes imaginaires sur une carte. Ainsi, The Line, cette ville de plusieurs dizaines de kilomètres n’a aucune chance de voir le jour et si elle accouche quand même, ce sera un cauchemar d’y vivre à cause de problèmes structurels. Mais pour la Chine, ce n’est pas important du moment que l’argent coule à flot, cela permettra au dragon d’exporter son immense empire du BTP et son expertise à réaliser des méga-projets.

    Vous avez d’autres projets où l’Arabie Saoudite sera soutenue par la Chine. En 2026, la Coupe du Monde sera organisé conjointement par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, mais en 2030, l’Arabie Saoudite est candidate pour l’organiser, car si le Qatar l’a fait, alors elle peut le faire en mieux. Il est évident que la Chine donnera son vote à la FIFA pour fluidifier les relations, car ce sont les entreprises chinoises qui construiront les stades.

    Pendant cette visite, Xi Jinping va également participer au premier sommet Sino-Arabe qui inclura le président de l’Egypte, des ministres du Kuweit et du Bahrein, le président de la Tusinie, celui de la Palestine et le dirigeant actuel du Soudan. Mais vous avez également des représentants du Qatar et des Emirats Arabes Unis qui vont débarquer. Donc, cette visite de Xi Jinping n’est pas seulement pour signer des contrats juteux avec l’Arabie Saoudite, mais c’est pour montrer que la Chine est la puissance unificatrice dans tout le Moyen-Orient.

    Le président chinois a été accueilli avec grande pompe et il a obtenu bien plus ce qu’il attendait. Et c’est en opposition parfaite avec la récente visite de Joe Biden qui voulait que l’Arabie Saoudite augmente sa production de pétrole pour faire baisser le prix. La fin de non-recevoir a été telle que Biden est rentré la queue entre les jambes. Toutefois, il ne faut pas signer la mort du pétrodollar pour autant.

    D’une part, la Chine s’intéresse surtout aux investissements civils et aux projets d’infrastructure, elle ne veut pas être le gendarme au Moyen-Orient. Ensuite, même si les Etats-Unis sont en retrait, c’est le principal fournisseur d’armes à l’Arabie Saoudite avec un montant d’environ 17 milliards de dollars tandis que la Chine est seulement à 400 millions de dollars. La Chine veut l’argent du Moyen-Orient, mais pas ses problèmes.

    Toutefois, le changement de position de l’Arabie Saoudite est acté. La bascule va se faire progressivement, car si la Chine récupère une grande partie des projets d’infrastructures, alors son poids seront prédominant dans tout le Moyen-Orient et ce dernier va dégager progressivement son orbite des Etats-Unis.

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    Houssen Moshinaly

    Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009.

    Blogueur et essayiste, j'ai écrit 9 livres sur différents sujets comme la corruption en science, les singularités technologiques ou encore des fictions. Je propose aujourd'hui des analyses politiques et géopolitiques sur le nouveau monde qui arrive. J'ai une formation de rédaction web et une longue carrière de prolétaire.

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