Chine : Vers la souveraineté et l’hégémonie technologique du dragon


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  • En surface, les sanctions de Pékin contre ses propres entreprises technologiques laissent à penser que le dragon a perdu les pédales. Mais si on gratte les écailles, on s’aperçoit d’un plan bien établi pour que la Chine surpasse l’Occident dans le domaine technologique tout en acquérant une souveraineté entière sur les semi-conducteurs et le hardware.


    En surface, les sanctions de Pékin contre ses propres entreprises technologiques laissent à penser que le dragon a perdu les pédales. Mais si on gratte les écailles, on s'aperçoit d'un plan bien établi pour que la Chine surpasse l'Occident dans le domaine technologique tout en acquérant une souveraineté entière sur les semi-conducteurs et le hardware.

    Notre plus gros problème est notre dépendance à la technologie de base… Une forte dépendance à la technologie de base importée, c’est comme construire notre maison sur les murs de quelqu’un d’autre : peu importe sa taille et sa beauté, elle ne restera pas debout pendant une tempête.

    Il est difficile pour la Chine à ce stade de développement d’acquérir une technologie de base cruciale provenant d’autres pays, car les pays occidentaux pensent que le maître mourra de faim s’il transmet ses connaissances à son apprenti. Nous devons donc nous concentrer sur notre propre innovation

    Ces déclarations de Xi Jinping, datant de plusieurs années, montrent que les chinois comprennent le concept de la souveraineté numérique et technologique plus que n’importe quel pays. Et pourtant depuis 2020, la Chine a lancé un vaste programme de purge en sanctionnant systématiquement ses propres entreprises technologiques qu’elle estime trop puissantes pour leurs biens et pour les autres.

    Le premier signe a été que Jack Ma, propriétaire d’Alibaba et homme le plus riche en Chine, a été forcé de s’isoler pendant quelques mois afin de suivre un régime minceur… et lui faire comprendre qu’on ne défie pas impunément le gouvernement de Pékin. Jack Ma a été particulièrement critique sur le système financier chinois et envisageait de lancer une cryptomonnaie via son groupe The Ant. La Chine a compris ce que les américains et l’administration Trump n’a pas compris assez tôt, que les GAFAMs sont devenus plus puissants que les Etats et qu’il faut souvent couper les têtes qui dépassent pour éviter une prise d’otage de la nation au profit de leurs intérêts.

    Les GAFAMs chinois, connus comme les BATX sont nombreux, puissants et possèdent une masse financière, capable de faire trembler n’importe quel animal national incluant le dragon. Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi ou encore Huawei ne sont que quelques uns. Suite à cette affaire, la Chine a compris le danger de ces entreprises et a décidé de se lancer dans une purge systématique du secteur technologique.

    En novembre 2021, la Chine publie de nouvelles régulations appelées Personal Information Protection Law (PIPL). Son rôle est simple, créer un équivalent chinois du RGPD qui est les régulations de protections de données personnelles dans l’Europe. L’objectif était de faire comprendre aux entreprises opérant en Chine, qu’elles soient chinoises ou européennes, que les données personnelles des internautes chinois ne sont pas des biens de consommation et qu’il faudra les protéger coute que coute.

    On a donc eu un « effet Pékin » comme on avait eu un « effet Bruxelles » lorsque la RGPD est entré en action et que toutes les entreprises, gérant les données des utilisateurs, ont dû s’adapter. Même si aujourd’hui, ce RGPD n’est devenu qu’un avertissement de cookies que vous acceptez quand vous visitez un site web. En revanche, le PIPL a des ambitions plus grandes.

    Car en plus d’être draconien sur la gestion des données personnelles, la Chine a également publié de nouvelles lois sur la sécurité des données et des lois anti-monopolistiques. Grosso modo, c’est le « découpage des gros », prôné par les Américains au 20e siècle sur des entreprises devenues trop puissantes pour l’Etat américain. Ces nouvelles lois chinoises ont des portées gigantesques. Après l’annonce de ces lois, la plupart des entreprises technologiques ont plongé en bourse.

    Mais le PIPL a une différence majeure comparé au RGPD dans le sens où elle est extra-territoriale. C’est à dire que non seulement, la loi s’applique à toutes les entreprises étrangères ou chinoises, qui gèrent des données des chinois. Mais cela s’applique aussi aux entreprises étrangères qui ne sont pas présentes en Chine, mais qui gère les données des chinois. Supposons que des internautes chinois utilisent Facebook via un VPN. Eh bien, sous cette loi, Facebook ainsi que le VPN seraient obligé de la respecter même s’ils ne sont pas présents en Chine.

    C’est pourquoi, de nombreuses entreprises étrangères se sont cassés de la Chine après les régulations. Yahoo et Linkedin pour n’en citer que quelques uns. C’est sûr que Pékin fait plus peur que Bruxelles, car les amendes peuvent être conséquentes, jusqu’à 5 % du chiffre d’affaire en cas de violations répétées.

    Ce qui est encore plus intéressant est que ces lois sont asymétriques. C’est à dire que la protection des données s’appliquent uniquement aux citoyens chinois, pas aux étrangers. Cela signifie que les entreprises technologiques chinoises peuvent pomper et exploiter autant de données personnelles qu’elles veulent sur leurs utilisateurs étrangers sans que Pékin n’intervienne. Le résultat final est que les données personnelles des chinois sont de plus en plus cadenassées tout en permettant aux entreprises chinoises d’amasser beaucoup plus de données sur les internautes étrangers.

    Il y a un moyen simple de contourner ces législations… Débourser une montagne de fric colossal. Ainsi, Apple a convenu d’investir plus de 275 milliards de dollars en Chine dans les 5 prochaines années et en échange, la Chine serait clémente sur la manière dont la marque à la pomme gère les données personnelles des chinois. Avec 900 millions d’internautes ayant un pouvoir d’achat considérable, aucune entreprise technologique sérieuse ne peut se permettre de dédaigner le marché chinois. Ce qui fait que la Chine aura beaucoup plus de leviers pour imposer sa vision aux entreprises étrangères.

    Toutes ces régulations permettront à la Chine d’acquérir une souveraineté pleine et entière sur le long terme. Car en plus des données personnelles, Pékin a également renforcé ses lois contre le monopole. Les géants chinois sont nombreux et ils représentent 40 % du marché technologique en Chine. C’est pour ça que le dragon a décidé de les découper un par un. L’objectif est clair. Le problème du monopole est qu’il n’y a pas d’innovation. On le voit avec les GAFAMs. Comme ils ont du cash à l’infini, alors ils se contentent de racheter leurs concurrents.

    La Chine veut que ses ingénieurs travaillent, qu’il y ait de la véritable création plutôt que de se reposer sur ses lauriers. Les produits et les services chinois deviendront de plus en plus meilleurs et compétitifs. Par exemple, Facebook a lancé le Metaverse en grande pompe en espérant créer le prochain grand truc. Mais caramba encore raté, car ce sont les chinois qui sont les plus actifs sur cette nouvelle ère d’internet avec Tencent et NetEase. Grosso modo, dès que les entreprises technologiques occidentales font quelque chose, les chinois les copient et font mieux que l’idée d’origine.

    L’Etat chinois n’a aucun problème pour détruire ses propres entreprises si elles deviennent trop monopolistiques. Pour des occidentaux bêtes et méchants, cela peut paraitre complètement con, car cela peut faire croire que la Chine se tire une balle dans le pied. Mais ils n’ont jamais compris la mentalité chinoise et la structure même de l’Etat chinois. La Chine veut atteindre l’idéal communiste et actuellement, elle est dans sa phase socialiste pour atteindre cet idéal.

    Dans cette phase qui n’empêche pas d’entreprendre, la Chine a une politique de laisser-faire dans les nouveaux secteurs. Ensuite, quand ces secteurs deviennent suffisamment puissants, alors l’Etat arrive pour les collectiviser afin que le secteur privé ne devienne jamais plus puissant que l’Etat. L’un des meilleurs exemples est la destruction brutale du secteur des cours privés en Chine dans le courant de 2021. Du jour au lendemain, les cours et les écoles privés ont été quasiment interdits ou très surveillés par le gouvernement afin qu’elles ne surpassent pas le secteur public de l’éducation.

    C’était une vaste réforme qui avait plusieurs objectifs. La plus important est que la société chinoise est basé sur la méritocratie. N’importe qui peut réussir avec suffisamment de travail et d’acharnement. Le problème est que comme le développement de la Chine a créé beaucoup de millionnaires, leurs enfants pouvaient étudier à l’étranger (ce qui est considéré comme non patriotique), mais cela implique surtout qu’on peut devenir le premier de la classe parce que papa et maman ont un plus gros portefeuille. Dans l’idéal chinois de l’égalité dans l’éducation, cet aspect ne peut pas exister. Et donc, même si le secteur de l’éducation privée pesait des milliards de dollars, le gouvernement n’a pas hésité à le mettre en pièces, car cela remettait en question le modèle même de sa société.

    Il faut vraiment garder à l’esprit cet idéal quand on voit que la Chine renforce ses régulations dans tel ou tel secteur. Les élites chinoises sont loin d’être idiotes et elles ont toujours un plan plus large qu’elles suivent en réalité. Après, cela ne signifie pas qu’elles ne peuvent pas faire des erreurs, mais on est loin du niveau très très bas des élites occidentales actuelles.

    On pourrait croire que les entreprises technologiques étrangères fuiraient la Chine comme la peste après cette purge totale du secteur. Mais en fait, c’est le contraire qui se produit. L’investissement des firmes étrangères en Chine a dépassé les 130 milliards de dollars en 2021, soit le double de 2020. Comme on l’a mentionné, personne ne peut négliger le potentiel économique de 900 millions d’internautes chinois.

    De plus, si on se met à regarder ces législations sur les entreprises technologiques, alors on se rend compte que tout le secteur n’est pas atteint. Cela concerne surtout des entreprises de services comme les applications, les messageries, les jeux vidéo ainsi que tout ce qui est « virtuel ». L’image d’ensemble suggère que la Chine dédaigne de plus en plus l’immatériel, car c’est le hardware qui l’intéresse. 95 % des entreprises sanctionnées par Pékin travaillent dans le domaine du logiciel. Et parmi ces 95 % d’entreprises, on a beaucoup de géants dont Pékin veut calmer les ambitions monopolistiques.

    Mais ces régulations créent du vide, vous avez du capital qui est disponible et une main d’oeuvre très qualifiée qui se retrouve sans travail. La Chine incite donc à créer des petits géants plutôt que quelques gros mastodontes qui possèdent tout. En fait, selon même les déclarations des dirigeants, l’idéal serait d’avoir 600 « petits géants » qui pourraient à la fois couvrir tous les besoins des internautes chinois tout en boostant la compétitivité et l’innovation. En bref, la Chine utilise de nouveau le modèle de startups, car elle se rend compte que les grands conglomérats stagnent dans leur approche.

    La souveraineté technologique de a à z

    Et tout ce capital disponible et cette main d’oeuvre, Pékin veut que ce soit investi dans les semi-conducteurs, la robotique et les voitures électriques. Du dur et encore du dur comme dirait l’autre ! L’obsession chinoise est de devenir entièrement autonome et souveraine sur le hardware. C’est aussi l’une des raisons de la purge. Si une entreprise étrangère décide de se casser de la Chine parce « qu’obéir à des lois », c’est pas son truc, alors on peut avoir une entreprise locale qui prend sa place. Et si dans le futur, l’entreprise étrangère revient la queue entre les jambes, alors ce sera difficile, car il sera parti à la chasse et un chinois aura pris sa place.

    Mais la souveraineté dans le hardware n’est pas une mince affaire. Ainsi, la construction d’une usine de semiconducteurs coute 20 milliards de dollars, soit plus qu’un porte-avions. Il faut des années de recherche et développement et avoir les esprits les plus brillants sous la main. La Chine ne manque aucun des trois, mais il lui reste à les coller ensemble pour que cela fonctionne. Actuellement, la Chine est derrière les USA en termes de fabrication de semiconducteurs. Ou plutôt, elle est derrière Taiwan et TSMC qui possède le monopole de ce secteur. TSMC continue de battre des records dans la finesse de gravure en nanométrique. En 2020, elle a déjà atteint le 5 nm et désormais elle vise les 3 nanomètres.

    La Chine ne reste pas les bras ballants, son secteur de semiconducteurs est très prospère. En 2015, les semiconducteurs chinois représentaient 3 % du marché mondial et ils sont passé à 30 % en 2020. Sur les processeurs, les chinois maitrisent le 14 nm et visent déjà les 12 nm. Cette dernière est la finesse de gravure d’Intel pour ses processeurs commerciaux il y a quelques années. Mais Intel est passé au 10 nm, mais il a dû sacrifier son indépendance, car c’est TSMC qui va les fabriquer. Ce qui fait que l’Occident dépend de plus en plus de Taiwan tandis que la Chine devient de plus en plus autonome. Et quand vous savez que pour la Chine, la réunification avec Taiwan est une question non négociable, alors on peut dire que les occidentaux se sont mis dans un trou et qu’ils se jettent eux-même de la terre par dessus pour qu’au moins, la pierre tombale soit belle.

    Les sanctions contre Huawei ont fait définitivement comprendre à la Chine que l’Occident est tout sauf un partenaire fiable, car il peut changer de visage tous les quatre matin en fonction de l’idéologie du jour. Et la Chine peut compter sur la Corée du Sud et Samsung qui maitrise déjà les 5 nanomètres. L’indépendance technologique de la Chine provoque aussi un grognement de plaisir de l’ours russe. En effet, la Russie a le même problème que la Chine dans le sens où elle a des décennies de retard sur le hardware.

    Actuellement, la Russie fabrique des semiconducteurs en moyen nanométrique, autour de 50 à 80 nanomètres. Ces puces sont principalement utilisés dans son armée qui est entièrement souveraine dans ce domaine. En revanche, elle manque cruellement d’usines et de technologies qui lui permettent d’atteindre les 20 ou 10 nanomètres. On connait l’ingéniosité des russes, mais il faut quand même 5 à 10 ans pour être au niveau de la Chine et 20 ans au niveau de Taiwan ou de la Corée du Sud.

    Les Occidentaux connaissent ce point faible des russes et c’est pourquoi, leurs sanctions ont beaucoup visé les importations des semiconducteurs. Mais caramba encore raté, le plus gros partenaire des russes est la Corée du Sud qui s’est indigné verbalement de la guerre en Ukraine, mais en ajoutant que « la Corée du sud continuerait à fournir des processeurs à la Russie ». Et si le dragon chinois acquiert une véritable souveraineté technologique, alors la Russie pourrait aussi se fournir auprès des chinois qui seraient ravi de ce partenariat.

    Une hégémonie technologique chinoise inarrêtable

    De plus, les occidentaux ne devraient pas trop se réjouir de leurs sanctions, car les matières premières des semi-conducteurs, qui alimentent Intel, Nvidia ou AMD, proviennent principalement de la Russie et de l’Ukraine. Caramba, (vous pouvez rajouter la suite…). Mais tout n’est pas encore gagné pour la Chine, elle doit faire de grands sauts qualitatifs pour se hisser au niveau de l’Occident. Car c’est vrai qu’il y a beaucoup de constructeurs chinois de semiconducteurs, mais souvent, ce sont des petites structures concentrées sur la recherche et le développement et elles sont fabless (elles n’ont pas d’usines dédiées).

    Mais la « longue marche » chinoise pour la souveraineté technologique est lancé et elle ne fera que s’accélérer dans le futur. Malgré son retard, la Chine fait parfois des fulgurances où elle surpasse tous les concurrents du secteur. Ainsi, l’entreprise Yangtse Memories Technologies a réussi à créer des mémoires NAND qui surpassent celles d’Intel et de Samsung. Et elle construit des usines à la pelle pour avoir une production de masse insolente et casser les prix.

    Et on doit aussi être capable de lire entre les lignes dans le plan de la Chine. On a mentionné que les législations sur les données personnelles sont asymétriques, interdiction d’exploiter les données d’internautes chinois, mais open bar pour le reste du monde. Le résultat est que les startups chinoises, incitées à innover après la purge des gros, possèdent des tonnes de données personnelles disponibles et comme les technologies de Machine Learning sont Open Source, alors elles peuvent combiner les deux pour créer de nouveaux services plus performants. Vous voulez un exemple ? Tik Tok en est une parfaite illustration où les ingénieurs ont su exploiter les données personnelles, imiter les plateformes comme Twitter, Vine ou Spotify pour comprendre ce qui marchait chez les utilisateurs.

    Le but de la purge technologique est de délaisser temporairement un secteur orienté vers les consommateurs et de diriger le capital vers des secteurs stratégiques de la technologie comme les semiconducteurs.

    Mais la purge technologique des géants ne concerne que le territoire chinois. Même si des groupes comme Alibaba ou Tencent se prennent des amendes records ou sont incités à se fractionner, Pékin les encourage néanmoins à se développer à l’étranger sans aucune limite. En bref, le leitmotiv est « Pas de saloperies chez nous, mais vous pouvez faire ce que vous voulez ailleurs« . Aux Etats-Unis, les géants chinois ont dû mal à percer, car les régulations américaines les en empêchent. En revanche, c’est la grande braderie en Europe qui est une véritable passoire où on peut acheter les corps et les biens pour une bouchée de pain. Ainsi en 2021, Tencent a fait une petite virée shopping dans les grands marchés européens pour racheter plusieurs studios de jeux vidéos pour un montant total de 21 milliards de dollars et devenir le géant au niveau mondial.

    Les européens tentent de contrer les chinois sur des domaines comme les semiconducteurs, mais ils négligent des pans entiers du divertissement comme les jeux vidéo qui fait partie intégrante de l’économie numérique. Les données personnelles des joueurs sont une mine d’or pour les entreprises chinoises pour créer des profils de plus en plus ciblés. Dans la même optique, DiDi, l’équivalent chinois d’Uber a réussi à conquérir des parts de marché en Amérique latine et en Afrique. Et en 2021, Tik Tok est devenu le site le plus visité, surpassant même Google.

    Les sanctions américaines ne font que booster les entreprises technologiques chinoises. Ainsi, Huawei, que les Etats-Unis voulaient détruire à tout prix, a doublé les ventes de ses équipements à travers le monde et ce… après les sanctions. Huawei poursuit également le développement d’OpenHarmony, son propre système d’exploitation pour le mobile. Si les occidentaux, dans leur bêtise, sanctionnent la Russie en lui interdisant d’utiliser Android ou iOS, alors les russes pourraient basculer sur Harmony, accélérant l’hégémonie technologique chinoise.

    Les Etats-Unis ont tenté ensuite d’attaquer la division Cloud d’Alibaba, mais malgré quelques dégâts, le géant chinois continue d’innover et propose aujourd’hui les bases de données les plus rapides au monde en clouant Oracle sur le poteau qui est son compétiteur direct. La Chine continue donc d’accélérer son expansion. Actuellement, elle investit 70 milliards de dollars par an dans la recherche et développement et à ce rythme, elle sera l’égal des Etats-Unis à l’horizon 2030. Pendant ce temps, le déclin des Etats-Unis est inéluctacle. Son industrie continue de se casser la gueule, car les élites américaines continuent de tout miser sur le mondialisme, impliquant de plus en plus de délocalisations de sa main d’oeuvre et de ses technologies.

    L’Europe n’est même pas présente dans cette guerre technologique à l’échelle mondiale. C’est un zéro pointé sur la recherche et développement, elle ne possède quasiment pas de billes industrielles sur les semiconducteurs, la robotique ou la voiture électrique. Que ce soit les américains ou les chinois qui gagnent cette course technologique, les européens ne seront que des vaches à lait. Les données personnelles de leurs citoyens seront exploités par la Chine ou les USA et les européens continueront d’enrichir des entreprises étrangères qui auront une mainmise de plus en plus grande sur leurs vies.

    Et même si le marché de la donnée occidental échappe partiellement aux chinois, ils ont l’Afrique à exploiter ou encore l’Amérique latine où la doctrine Monroe se casse la gueule sans oublier son influence prédominante en Asie. La souveraineté technologique du dragon ne fait plus aucun doute et ses flammes vont clairement forger le monde technologique de demain.

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    Houssen Moshinaly

    Rédacteur en chef d'Actualité Houssenia Writing. Rédacteur web depuis 2009 et vulgarisateur scientifique.

    Je m'intéresse à tous les sujets scientifiques allant de l'Archéologie à la Zoologie. Je ne suis pas un expert, mais j'essaie d'apporter mes avis éclairés sur de nombreux sujets scientifiques.

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